Tendances de com

020_5184x7776_all-free-download.comCe qui est drôle quand on parle de son métier à quelqu’un qui n’a jamais bossé en entreprise c’est de voir dans son regard, un vide sidéral s’installer. Non, ce n’est pas pour les internes en médecine, quoi que. Oui, c’est un métier. Non, on est loin de glander et de se gaver de petits-fours. Oui, ça sert à quelque chose !

Pour faire rapide et simple, c’est un ensemble de dispositifs destinés à l’ensemble des collaborateurs d’une entreprise ou d’une organisation. Dans les grosses structures, on distingue la communication commerciale, la communication RH et RSE (responsabilité sociétale et environnementale).

Aujourd’hui, m’est venue l’idée de présenter les tendances de mon métier. Allez, c’est parti.

Ces dernières années, les entreprises qui ont noté une désaffection de leurs collaborateurs se sont mobilisées autour de l’engagement des salariés. Etudes à l’appui, force est de constater que le salarié est inquiet et souvent en mode de défiance. Il n’avale plus les couleuvres que son management lui a servies en plat de résistance un peu, beaucoup, trop. Et il le dit.

Le collaborateur veut de l’info, la vraie. Et rapidement parce qu’une fois que la rumeur a fait le tour de la boîte, il se sent encore mis de côté. Il veut de l’équité et ne pas s’asseoir sur sa prime si les managers palpent un max. Et puis il veut voir clair et le plus loin possible. Le dirigeant, comme le manager de proximité, doit être en mesure de présenter un plan stratégique et s’y tenir sans changer de cap ou d’orientation tous les 6 mois. Et parallèlement, arrêter de prendre sa cheville ouvrière pour les lapins de 6 jours en annonçant, à grand renfort de tambours, une initiative éculée. Parce que si le client est versatile, le collaborateur lui, n’est pas sénile.

Avec l’arrivée des jeunes générations, le temps de l’autorité au grade est révolu. Le collaborateur se veut plus informé et avec plus de compétences individuelles. Le manager doit être en mesure de lutter contre la résistance au changement en sachant écouter et expliquer le sens de la mission. En encourageant l’autonomie, la créativité et le sens de l’initiative, l’entreprise fidélise ses salariés qui deviennent des ambassadeurs de la marque employeur dans leur vie de tous les jours.

So what ?

On se met à la page, enfin plutôt à la toile ! La com 2.0, c’est maintenant. Intranet est un peu le fond documentaire et les réseaux sociaux, le fil d’info continue. Les communicants adoptent un langage plus coloré et dans l’air du temps. Faire court est un exercice de style. Les bons sortent du lot. On résume, on schématise et on fait de belles infographies. Les collaborateurs se délectent de photos prises en coulisse d’un événement interne ou de la photo complètement décalée. On installe des écrans, des tablettes tactiles, des totems interactifs

On recourt moins à des photos de banque d’images lisses et impersonnelles. Le collaborateur lambda devient le héros des campagnes de com. Un bon communicant est capable de créer des événements originaux (format, lieu, fond). On y installe un studio mobile pour réaliser des interviews en aparté, diffuser des sms sur écran géant.

Le concours photos/dessins s’est un peu ringardisé, mais  il reste celui de l’innovation, de la bonne pratique (qui profite à tous), le challenge inter établissements, etc. Les entreprises attirent de futurs talents avec des bourses d’études ou le financement d’un projet innovant. Certaines contribuent aussi au crowdfundding et favorisent l’éclosion d’initiatives sociétales, environnementales, artisanales comme industrielles.

Ah oui, j’oubliais. Les pré-requis d’un dispositif com à la hauteur : de la souplesse intellectuelle, de l’exemplarité et de l’authenticité et un outil informatique digne de ce nom. S’il manque un de ces fondamentaux, c’est le fiasco assuré.

Laisser un commentaire