Liste-maniaque, je confesse

une liste pour choisir ses priorités
une liste pour choisir ses priorités

Impossible de surfer sur le web sans tomber sur des listes en tout genre : 7 astuces pour parler en public, 10 conseils pour gérer les conflits, 5 bonnes raisons de rire au travail, ce que vous devez avoir fait avant 30 ans, etc. J’en passe et des meilleures. Ces listes incontournables sont omniprésentes quel que soit le média : web, print, tv.

A quoi répond donc ce besoin irrépressible de lister, pointer ?

Les bases d’une bonne organisation démarrent dès le plus jeune âge où l’on apprend à noter ses devoirs dans son agenda. Les enfants dociles et sérieux barrent l’exo quand il est fait et ressentent le soulagement de l’accomplissement. Les petits pragmatiques usent de codes de couleur selon les matières pour renforcer le visuel, ex le français en bleu, les maths en rouge, l’hist-géo en vert… Les fillettes romantiques ajoutent des stickers, des paillettes, des dessins. D’autres évitent momentanément tout stress en ne notant pas leurs devoirs. Cette stratégie de l’évitement a les limites que l’on connaît pour l’avoir tous testée au moins une fois.

Alors une fois adulte et responsable, il est facile de constater que brasser de l’air n’est pas source de contentement. Quoi que certains s’y adonnent longtemps, très longtemps avec talent. Pour faire face aux nombreuses tâches persos / pros qui nous incombent quotidiennement, on ne peut guère passer à côté. C’est une série d’ordres à nous même, pour pallier une nature éparpillée ou cadrer un penchant toqué.

Tic ou toc ?

A l’ère du zap, de la quête d’efficacité, on va sur des astuces prêt-à-penser qui donnent l’illusion de synthèse, d’ordre et de méthode. Et paradoxalement, elles incitent à la paresse. D’autres l’ont fait pour moi, je ne vais me casser la tête quand même. Autant suis-je passablement agacée par les classements comme les 100 plus beaux villages, les 100 plus grands… autant, je consulte régulièrement des listes pouvant constituer le point de départ de la mienne. J’adapte, j’enrichis et je me l’approprie. Une fois écrite, la préoccupation sort de ma tête. Je suis disponible pour ce qui m’attend. Je suis dans une impression de maîtrise de moi, de mon temps, de l’imprévu. Je tiens en laisse ma frustration.

Gérer des priorités ce n’est rien d’autre qu’avoir une liste en tête, hiérarchiser, pondérer et le tout dans des délais atteignables.

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