Les phrases que les consultants com entendent

Consultante communication freelance, j’ai désormais un contact direct avec les prospects et les clients. Cette relation est épatante et parfois surprenante. Je rencontre des professionnels passionnés, indécis, débordés, confus, maladroits, fatigués, ambitieux, etc. La liste d’adjectifs pourrait être très longue. Aujourd’hui, mon article revient sur les phrases que j’entends régulièrement et qui prêtent, parfois, à sourire.

  • Je pourrais le faire moi-même, c’est pas compliqué. Mais je n’ai pas le temps.

C’est difficile d’estimer la complexité d’une mission quand on ne connaît ni l’entreprise, ni son organisation, ni sa documentation. J’invite mes clients à qualifier finement leur besoin pour éviter de facturer un travail inutile. J’ai récemment restitué deux infographies complexes avant que le client ne s’aperçoive qu’elles étaient obsolètes. Ca me sert de leçon.

  • J’ai trouvé cette photo sur internet, c’est bon pour ma plaquette ?

Outre le droit à l’image, imprimer une photo sur une invitation, une plaquette nécessite une qualité 300 dpi. Les photos disponibles sur le net sont compressées et donc de qualité insuffisante. Sauf si le client dispose de visuels maison HD, je préconise l’achat de photos d’illustration sur des banques d’images.

  • Ca va me coûter combien de vous confier les réseaux sociaux ?

J’ai l’habitude d’utiliser cette métaphore : « comme avec votre voiture, tout dépendra de la fréquence à laquelle vous l’utilisez« . Poster du contenu et interagir tous les jours coûte forcément plus cher que quatre heures par mois.

  • Voilà la photo de mon logo. Je voudrais juste changer deux ou trois trucs. 

Cela revient à dire, « voilà le gâteau à améliorer mais je n’ai pas la recette« . Le créatif reste propriétaire de sa création. Il conserve les fichiers sources sauf en cas de cession des droits spécifiée dans le contrat. Retravailler la création d’un confrère est éthiquement discutable. J’explique alors au client que s’il ne collabore plus avec le même créatif, l’évolution de son logo s’assimile à une nouvelle création.

  • Débrouillez-vous pour que tout rentre.

Au-delà du rendu esthétique, il me faut régulièrement faire preuve de tact pour expliquer que trop de contenus tue le contenu. Je suggère alors d’avoir recours à une infographie, à un schéma pour résumer et alléger l’ensemble. Si le style d’écriture est lourd, je demande s’il est possible de faire quelques optimisations.

  • Je ne sais pas de quoi j’ai envie. En fait, j’ai pas d’idées précises, j’attends d’avoir un coup de coeur.

Accompagner un client sur les pistes de la création est un travail méthodique. Je recueille un maximum d’informations au cours d’un entretien face-à-face. Il permet de mettre des mots sur des concepts. De mon côté, j’ai fait une recherche sur ce qui existe dans le secteur du client. Un logo pour une marque de chaussures ne répond pas aux mêmes codes que ceux d’une profession libérale. Travaillant par élimination (j’aime/j’aime pas), j’ai très vite une direction de création.

  • Bon, je dis ça mais c’est vous l’experte.

L’avantage d’un oeil extérieur est d’intervenir sans parti pris. Ma neutralité peut faire bouger les lignes. Je parle de cibles, de messages, d’outils. Je ne juge jamais ce qui a été (mal) fait et pour proposer de repartir d’un point 0, ensemble. Et ça marche.

  • On m’a dit que vous êtes sympa et arrangeante.

C’est vrai. Etre freelance permet plus de souplesse et d’avoir des coûts ajustés. En même temps, j’ai acheté les licences de mes logiciels. Mon travail est facturé et déclaré. Le prospect qui ne recherche qu’un prix trouvera son bonheur, mais ailleurs.

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