Un carnet 0 tracas qui donne des résultats

Pour la première fois, j’ai travaillé pour une entreprise qui a fait de sa politique HSE un étendard. Je sors en effet d’une mission chez un client dont l’activité expose aux risques chimiques. Autant dire qu’en matière d’Hygiène-Sécurité-Environnement, ça ne badine pas. Alors, oui il y a des (in)formations et des messages de prévention, des rappels, des consignes, des EPI (Equipement Protection Individuel) adaptés à l’activité. Mais pas que…

Derrière le nombre, le pourcentage, la ligne de charge, il y a un homme dont la vie n’aura peut être plus la même saveur (selon la gravité de l’accident du travail, bien sûr). Fort de ce constat, l’entreprise a décidé d’accentuer sa politique de prévention, il y a deux ou trois ans déjà.

Les services communication et HSE ont profité de ce cadre contraint pour proposer une initiative (parmi d’autres) qui rend tout collaborateur acteur de son bien-être au travail. Alors là, en termes de communication interne, je bois du petit lait. Chaque site reçoit un certain nombre de petits carnets tenant dans une poche. Le salarié est invité à en avoir toujours un sur lui. Il peut ainsi y consigner toute anomalie pouvant entraîner un risque ou un dysfonctionnement. Aucun service de maintenance ne peut s’offrir 700 paires d’yeux qui scrutent quotidiennement les équipements et infrastructures. Une fois rempli, le feuillet se détache du carnet pour être pris en compte et traité. C’est d’une redoutable efficacité. Cela va d’un équipement qui grince, coince, fuit à un défaut d’affichage ou d’éclairage, au marquage au sol à refaire, à l’encombrement d’un bureau, d’un couloir, d’un espace de stockage…

Depuis la mise en place de cette initiative, l’entreprise a optimisé ses charges de maintenance, réduit son taux d’absentéisme et améliorer le quotidien de ses collaborateurs. Les réparations ont permis d’éviter des dégâts plus importants. En agissant pour la santé des équipes et l’environnement, l’entreprise fait de son engagement sociétal un marqueur de son ADN. Aujourd’hui, elle affiche fièrement ses bonnes performances avec plus de 600 jours sans accident de travail.

Pour ma part, j’ai essuyé une réflexion au début parce que je ne tenais pas la rampe d’escalier en le descendant. En posant mon sac à main par terre, mon voisin de table s’est pris les pieds dedans en se relevant. Et bim, une deuxième anomalie pour ma pomme. Sans parler du câble d’alimentation du portable qui pouvait faire trébucher… Mais, j’avais tout bon en me garant en marche arrière sur le parking (et en respectant le panneau où c’est écrit dessus), dès les premier jour !

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