La banalité, source d’inspiration

Parmi mes nombreuses lectures d’été, j’ai emmené quelques livres « sérieux » dont Le petit lexique de la langue de bois  de Thérèse Mercury. Cet ouvrage sociologique revient sur des mots que les communicants et professionnels des médias utilisent fréquemment : crise, faire sens, intégration, objectifs, actualité, plan social, signal fort, transparence… Il me semble intéressant de prendre un peu de recul avec ce vocabulaire que nous finissons par détourner de son sens premier.

Pour cet article de rentrée, je vais rebondir sur la banalité. Nous vivons une drôle d’époque qui flirte autant avec le sensationnel que le commun. La société devient poreuse à force de bruits et de fureurs. Les médias rendent quasi-indolores les violences et les excès du quotidien. On assiste chaque jour à un défilé d’images virtuelles et semblables. L’indignation et la mobilisation finissent par se ressembler tant il y a de sources et de nobles causes. L’effet de lassitude annihile les bonnes volontés.

Et pourtant, la banalité permet aussi de s’étonner de rien. Il n’y a qu’à voir le succès ahurissant de certaines blogueuses qui promeuvent leur garde-robe ou leur intérieur. Mon travail en communication est une forme d’exhausteur de goût. Il consiste autant à sublimer le quotidien, à rappeler la place importante que joue chaque collaborateur dans l’organisation et la réussite de l’entreprise, qu’à rendre digeste et accessible une décision stratégique à tout un chacun. Valoriser le travail de terrain, rendre fiers les acteurs invisibles qui contribuent tant, permettent d’emmener ceux qui font le socle de l’entreprise vers l’organisation future. Rendre compte (des comptes) oblige le communicant à créer du contenu en ouvrant ses yeux et ses oreilles, avant sa bouche.

réseau contenu communication
la banalité est aussi une source d’inspiration en communication d’entreprise

Laisser un commentaire