Mon collègue, ce héros

Depuis la vague de suicides chez France Telecom, les DRH sont vigilants face aux risques psycho-sociaux. Une cellule d’écoute peut être rapidement activée en cas de crise. Cependant, dans bon nombre de PME, ce sont les managers et les collègues qui se débrouillent comme ils peuvent. Une fois la stupéfaction passée, place à la douleur et à la gêne, la culpabilité, l’impuissance.

Reprendre son travail après un traumatisme est une étape à surmonter collectivement. En 20 ans d’activité, mes deux mains ne suffisent plus à compter les situations terribles qui ont affecté des collègues. Ceux qui ont perdu un enfant, un conjoint, celle qui a fait une tentative de suicide. Il incombe au manager de prendre la mesure du choc collectif sans en nier la gravité.

Puis vient la reprise d’activité du collaborateur. Afin d’éviter tout malentendu, le manager aura réuni son équipe pour expliquer les mesures temporaires dont bénéficie le salarié : un aménagement horaire, du télétravail, la répartition de ses dossiers, la réduction des déplacements, etc. La souffrance n’est pas contagieuse, pas besoin d’un cordon sanitaire. Il faut savoir faire preuve de tact mais c’est souvent le salarié concerné qui donne le tempo en autorisant ou en refusant certains comportements.

Aux collègues qui n’osaient plus parler de leurs courses de Noël, Catherine qui venait d’enterrer sa fille unique de 2 ans, avait crevé l’abcès en disant ce qu’elle préparait pour ses neveux. Au grand soulagement du bureau… Didier a continué à partager dans son service son foie gras maison, recette de son épouse foudroyée en plein déjeuner dominical. Il faut savoir déceler des cernes trop prononcées ou une plus grande irritabilité pour que Bruno fissure l’armure et confie que sa fille est à nouveau hospitalisée… Une main sur l’épaule, un café partagé, un clin d’oeil sont autant de signes de soutien.

Le manager aura à coeur de rassurer le salarié. Il a toute la confiance de l’entreprise. Prendre quelques jours de plus, ce n’est pas « trop s’écouter ». Sa place l’attend et ses collègues aussi.

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Une pensée sur “Mon collègue, ce héros”

  1. Il est certain que savoir créer une ambiance apaisée est déterminant dans la gestion du stress qu’il soit professionnel ou personnel. Certaines entreprises choisissent également de travailler en offrant à leur salarié la prise en charge de séances de shiatsu ou de relaxation qui se peuvent se dérouler dans l’entreprise ou dans le cabinet d’un praticien agréé par l’entreprise. Très efficace pour désamorcer les effets du stress récurrent.
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